En retard à la fête

Il est 3:52. J’écoute Abd Al Malik. Mon cœur palpite. Le morceau qui passe date de 2006… j’avais 16 ans quand tout le monde l’écoutait. J’en connais l’air et pourtant, je le découvre. J’ai la chair de poule. Comment ai-je pu passer à côté de ça… C’est si beau et si juste. De la poésie, vraie. Et je suis en retard à la fête, une fois de plus. Ça, c’est tout moi, c’est mon truc. C’est comme quand je découvrais Fauve, une année après qu’ils aient fait sensation dans tous les festivals de France… Où quand Coldplay devenait mon obsession du moment, pile une semaine après qu’ils soient passé au Zenith de ma ville… Alors, quelques fois c’est embêtant… mais je crois que c’est aussi bien quand ça arrive. J’aime découvrir quelque chose quand la foule est passée, parce qu’alors, je suis en tête à tête avec le génie. Je l’absorbe, entièrement, et il m’appartient. Le champ est libre, la page est blanche, il n’y a plus un bruit et personne ne regarde. Chaque mot que l’auteur a écrit résonne comme pour la première fois. Il me raconte une histoire et je suis quasiment certaine que personne d’autre n’écoute ce morceau, là, à 3:52.


Margaux Écrit par :

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